Pierre-Valentin Marchesseau est né à Bizerte en Tunisie le 21 mars 1911. Dès l'enfance, il pratique beaucoup d'activités physiques dont le rugby et l'haltérophilie. Il se tourne donc naturellement vers des études de culture physique mais également de philosophie, de droit et de médecine. Homme pluridisciplinaire, il découvre la naturopathie lors d'un voyage aux États-Unis et se familiarise avec les travaux les hygiénistes américains Lust, McFadden, Tilden et Lindlahr. Dès son retour, il approfondit ses recherches en s'intéressant aux travaux des hygiénistes européens comme Kneipp, Durville, et Rouhet.
Mobilisé puis blessé au début de la seconde guerre mondiale, il rejoint le service de rééducation du docteur Delerme où il commence sa pratique naturopathique. Au fil de son expérience, il synthétise et met en lumière dix facteurs naturels de santé : les aliments, l'eau, l'air, le mouvement, la psyché, les fluides (magnétisme), les rayons, les réflexes (réflexologie), les mains (massages) et les plantes (phytothérapie, aromathérapie). Ces agents s'articulent autour de quatre axes distincts : la bromatologie, l'hydrologie, la psychologie et la biokinésie que l'on retrouve dans les trois cures naturopathiques (désintoxication, revitalisation, stabilisation) qu'il a créé.
Après la guerre, il créé l'entreprise de produits diététiques Vitagermine, et monte La Faculté Libre de France, puis l'Institut d'Hygiène Vitale qui formera entre 1950 et 1980 nombre de naturopathes français aujourd'hui renommés.
Il écrit également une centaine de petits livrets sur des thèmes aussi variés que Cancer et alimentation, Nourrisson et nutrition, Les allergies, ou encore les Plantes en naturopathie. Il enseigne le vitalisme, l'humorisme, et l'hygiénisme, fondements même de la naturopathie avec toujours le souci de former des « éducateurs de santé ». Il diffuse les notions de « colles » et de « cristaux », déchets qui encrassent l'organisme et qui génère les maladies et les dysfonctionnements de l'organisme. Il ne refuse pas les avancées de la science ni les bénéfices de la médecine allopathique, mais déplore son utilisation pas toujours justifiée. Dans cette optique, il conçoit ce qu'il appelle le « triangle médical », une pyramide dont la base est la naturopathie, le sommet, l'allopathie et entre les deux les médecines douces comme la phytothérapie. A son sens, l'allopathie doit intervenir en dernier recours, seulement si la naturopathie puis les médecines douces n'ont pas fait leur preuve mais rarement en première intention.
Il décède le 20 décembre 1994 à l'âge de 83 ans, laissant le soin à ses condisciples de poursuivre son œuvre et de former de nouvelles générations de naturopathes.