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De la sinusite au burnout : le chemin vers la naturopathie
Il y a vingt ans, Céline Gonnot découvrait, grâce à sa sœur Émilie, les liens entre alimentation et santé. Les produits laitiers, le gluten, les alternatives végétales… Des ajustements qui soulagèrent ses sinusites chroniques mais aussi l’eczéma de son fils. Mais c’est en 2019, après un burnout brutal, que la bascule eut lieu. « Mon médecin, qui m'a reçue 15 minutes, m'avait prescrit des anxiolytiques et conseillé de voir un.e psy. Le médecin ayurvédique rencontré à Bali, lui, m'a écoutée et posé de multiples questions pendant 2 heures. », raconte-t-elle. Cette approche holistique, qui interroge le mode de vie, l’environnement et le bien-être émotionnel, la marqua profondément. Pourtant, l’ayurveda, malgré son efficacité, lui semblait trop éloigné de sa culture. C’est en tombant sur Mon corps en équilibre, écrit par deux naturopathes formées à l’INH, qu’elle trouva sa voie : une formation à distance, flexible, et surtout, une philosophie qui résonnait avec ses valeurs.
« J’ai su tout de suite que c’était ce que je cherchais », explique-t-elle. En quelques clics, elle s’inscrivit au programme de conseiller en naturopathie, puis, poussée par l’envie d’aller plus loin, à la formation de praticienne — la première promo en distantiel. Un parcours exigeant, mais qu’elle mena à son rythme, en prenant soin de ne pas reproduire les excès qui l’avaient menée au burnout. « Après un épuisement, la mémoire revient lentement. Il fallait que j’intègre les choses sans me précipiter. »
Le vrai tournant ? Les cliniques. « J’en ai fait des cauchemars avant la première », avoue-t-elle en riant. Pourtant, ces mises en situation, où elle joua dix fois le rôle d’actrice, furent déterminantes. « C’est là que j’ai compris : on peut étudier des centaines d’heures, mais rien ne remplace la pratique. » Ces ateliers, souvent redoutés, lui permirent d’aborder l’examen oral avec sérénité, sans syndrome de l’imposteur. « On se sent légitime, parce qu’on s’est entraîné. »
Son parcours fut aussi marqué par la bienveillance de l’école. « On n’est pas un numéro. Les équipes nous connaissent, nous accompagnent en conscience », souligne-t-elle. Une proximité qui lui permit de dissocier les épreuves écrites et orales, une flexibilité précieuse pour gérer un problème de santé en cours de route. « Pouvoir choisir quand on est prêt, c’est un luxe que toutes les formations n'offrent pas. »
Céline Gonnot a ouvert son cabinet où elle reçoit entre autres les personnes en pré burn-out ou en épuisement. "Je cible celles que je connais bien: les femmes épuisées entre 35 et 50 ans qui ont besoin d'un accompagnement global.» Son approche ? Allier naturopathie et fleurs de Bach, un outil qu’elle maîtrise depuis quatre ans. « Les Fleurs de Bach, c'est doux et puissant à la fois, et les résultats sont souvent bluffants ! Adultes et enfants aiment venir me voir quand ça ne va pas, on discute de leurs émotions du moment et on confectionne ensemble leur synergie personnalisée. »
Pour se faire connaître, elle mise sur l’originalité : marches en forêt gratuites au cours desquelles elle offre 15 min de conseil à chacune des participantes. En projet, une offre hybride spéciale Burn-out, des ateliers pour les particuliers mais aussi pour les entreprises. « Je veux toucher plus de monde, mais sans perdre cette dimension humaine. » Son ancien métier - 17 ans en télétravail comme chargée d’affaires à l'international - lui donne une légitimité supplémentaire pour aborder le stress professionnel.
Si Céline consulte en présentiel et en visio, c’est aussi une histoire de transmission qui l’anime. Elle a entraîné dans son sillage sa sœur Émilie, aujourd’hui elle aussi en formation. « On s’appelle chaque semaine pour parler naturo, se motiver, partager nos cas pratiques. » Un réseau de soutien qu’elle a étendu à ses camarades de promo, avec qui elle échange régulièrement. « On s’est créé un groupe où on se challenge, on s’entraide. C’est une belle aventure humaine. » D'ailleurs, pour clore son parcours à l'INH, c'est avec 2 autres élèves de l'école qu'elle organise au printemps une marche solidaire de 300km en Italie avec pour objectif de récolter 3000 euros pour l'association "Agir pour le coeur des femmes".
Son message aux futurs naturopathes ? « Osez. La naturopathie se prête à toutes les inventions. À vous de créer la vie qui va avec. »